AMEN

“When you shit, as you first sit down, you’re not fully in the experience yet. You are not yet a shitting person. You’re transitioning from a person about to shit to a person who is shitting. You don’t whip out your smartphone or a newspaper right away. It takes a minute to get the first shit out of the way and get in the zone and get comfortable. Once you reach that moment, that’s when it gets really nice. It’s a powerful experience, shitting. There’s something magical about it, profound even. I think God made humans shit in the way we do because it brings us back down to earth and gives us humility. I don’t care who you are, we all shit the same. Beyoncé shits. The pope shits. The Queen of England shits. When we shit we forget our airs and our graces, we forget how famous or how rich we are. All of that goes away. You are never more yourself than when you’re taking a shit. You have that moment where you realize, This is me. This is who I am.”

Trevor Noah, Born a Crime : Stories from a South African Childhood

Devoir écrire sa propre bio artiste

Florence Robbiano est illustratrice et installée à Bruxelles. Journaliste de formation, elle commence sa carrière dans les médias. Puis, l’envie d’un ailleurs et les parenthèses enchantées que sont les voyages lui font retrouver les crayons de son enfance. Le désir d’explorer le graphite et d’autres techniques l’amènent à animer des ateliers à médiations artistiques pendant 6 ans dans un centre de crise. Cette expérience en psychiatrie, riche de rencontres, est pour elle une immersion dans l’infini mystère de la complexité humaine. Une complexité qui imprègne certains de ses personnages qui portent en eux un secret dont ils sont les seuls à détenir la clé.

Outre les artistes et illustrateurs éclectiques qu’elle admire (Gustave Doré, Henry Darger, Julie Morstad, Joanna Concejo…), ce sont les mots et le lien à la nature de poètes tels que Walt Whitman et Henry David Thoreau, mariant réel et transcendance, qui sont sa source d’inspiration. Car si ses créations se veulent réalistes, les enfants qui les habitent sont hantés par l’envie d’un extraordinaire et flirtent avec un monde aux frontières du perceptible. Son intention est de faire converser ceux-ci avec l’invisible, de les faire accéder aux fragments de magie et d’idéal que chacun porte en soi. Des créations qui sont comme une ode à l’imagination.

Florence Robbiano choisit comme technique privilégiée le crayon graphite pour la douceur du trait et la nuance qu’il permet.